Aurélie CROUZAT - Chargée de coordination

Aurélie CROUZAT -
Madagascar :
Chargée de coordination
Présenté par GRANDIR AVENTURE

Passionnée par le voyage depuis toujours, Aurélie est chargée de coordination des séjours de Grandir Aventure. Aujourd’hui, elle transmet aux jeunes sa vision du voyage : avant tout des découvertes et des « rencontres d’être humain à être humain ».  Elle a profondément foi en l’Homme… Et cela fait du bien ! Découvrez son parcours et sa vision du tourisme solidaire.

 

- Aurélie, comment es-tu arrivée chez Grandir Aventure et qu’as-tu fait avant cela ? 

J'ai commencé à voyager très jeune. Le bac en poche je suis partie vivre en Irlande pour travailler et m'occuper d'enfants, puis j'ai fait des études de tourisme à Paris, ce qui m'a ouvert les portes de l'international. Je suis partie ensuite travailler en Grèce et aux îles Canaries où j'étais responsable réceptive pour un voyagiste. 

A mon retour en France, je suis entrée dans la fonction publique territoriale pendant quelques années. D'abord comme animatrice, puis comme directrice et plus tard, en tant que coordinatrice d'un service Education Enfance Jeunesse. Il y a peu, j'ai choisi de quitter mon poste pour me mettre en disponibilité de la fonction publique et revenir à mes premières amours : le voyage ! Par le biais d'une amie commune, j'ai rencontré Jean-Christophe (directeur et fondateur de Grandir Aventure et de la fédération Grandira) qui m'a proposé un poste de coordinatrice de séjours jeunes au Pérou. Je suis donc partie là- bas plusieurs mois pour coordonner les séjours des jeunes avec Grandir Aventure. Aujourd'hui, je rejoins l'équipe de Grandir Aventure en tant que chargée de coordination. 

 

- Quel est ton rapport au voyage ? 

Je le vis comme une chance, j'ai souvent fait des voyages " au long cours " en habitant et en travaillant dans plusieurs pays. J’ai souvent voyagé pour aller découvrir les recoins les plus perdus et les plus isolés de notre belle planète ; et surtout pour aller à la rencontre des autres, du monde, en recherchant toujours l'inconnu, en improvisant, en faisant des connaissances rencontres impromptues. Elles m'ont fait réaliser que tous les êtres humains se ressemblent, où qu'ils se trouvent sur la Terre. Pour résumer, c’est cette rencontre d'être humain à être humain que je vais chercher !

 

- D’après toi, qu’est-ce que le voyage solidaire peut apporter aux jeunes ?

Selon moi, le voyage solidaire permet une prise de conscience globale sur notre manière de vivre, de consommer, et il amène à une réflexion sur nos propres vies.

Le fait de penser le voyage autrement permet aux jeunes d'ouvrir des fenêtres dans leur esprit, de faire naître chez eux la graine de la solidarité internationale en réalisant les déséquilibres du monde. C’est aussi essayer de réfléchir à comment on peut se rendre utile au quotidien, autour de soi, où que l'on se trouve. Le fait de voyager en groupe et d'aller à la rencontre des autres permet de créer un esprit de communauté et de collectivité qui pousse à réfléchir ensemble, à vivre ensemble, à faire avec ceux qui nous entourent, dans le respect de chacun.

 

- Qu’est ce qui t’attire dans le tourisme solidaire ?

Particulièrement les rencontres et les échanges avec la population locale, la découverte des cultures et des traditions, des croyances, des modes de vie. Pour être au plus près de la réalité d'un pays, d'une société, et des gens qui la composent. Parce que je crois fortement au voyage alternatif, celui qui permet de se rendre utile dans l'endroit où l'on se trouve. D'un point de vue éthique, il y a encore beaucoup à faire !

 

- Pourquoi aimes-tu travailler avec les jeunes ? 

Parce qu'ils sont en transition entre deux mondes, en transition dans leurs réflexions et dans leurs convictions. Ils se construisent auprès des adultes et j’essaye, dans mon rôle, de leur transmettre des messages positifs, des messages de bienveillance, sur la nécessité de " bien vivre ensemble ".

J'aime travailler avec les jeunes parce qu'ils sont drôles et souvent très clairvoyants ; parce qu'ils ont besoin d'être rassurés et d'être mis en valeur ; parce qu'ils ont beaucoup d'idées, beaucoup de projets, beaucoup de bonnes intentions.

 

- Les jeunes sont-ils réceptifs au concept du tourisme solidaire ? Comment réagissent-ils ?

Souvent pendant le séjour, les jeunes sont surpris voire déboussolés par les coutumes, les traditions et les habitudes des gens qu'ils rencontrent. Il faut un temps nécessaire pour retrouver des repères mais les jeunes sont volontaires pour partir en séjour solidaire car ils viennent chercher une expérience particulière, singulière, intense. Et c'est ce qu'ils y trouvent : des rencontres, des échanges, des expériences de vie riches de sens.

 

- Avant chaque voyage avec des jeunes, vous définissez un projet pédagogique avec des messages concrets : comment t’y prends-tu ?

Je me renseigne beaucoup sur les destinations, les pays, les villes, les habitants, la vie locale... Mais c'est surtout en arrivant sur place que je m'imprègne des ambiances, des atmosphères et, des modes de vie... Dans mes projets pédagogiques, je mets un accent particulier sur le " vivre ensemble ",  sur la collectivité, sur la vie en communauté ; et sur le respect, des uns et des autres au sein du groupe, mais aussi des personnes que l'on va rencontrer. Je prends aussi le temps d'échanger avec les membres du groupe, que ce soit les jeunes ou les encadrants, pour donner la ligne directrice du séjour, et les valeurs que l'on veut véhiculer. 

 

- Peux-tu nous raconter une anecdote de voyage ?

J'en ai tellement ! J'ai eu la chance de voir décoller la fusée Ariane en Guyane, de voir le soleil se lever sur le Machu Picchu au Pérou, d'apercevoir un matin l'Everest au Tibet, de faire du parapente au-dessus des Annapurnas au Népal, de marcher sous la voie lactée en Mongolie, de traverser le Salar d'Uyuni en Bolivie, dernièrement de rencontrer les enfants d'Antsirabe à Madagascar et de nager dans le lagon de l'île Rodrigues...

 

- As-tu envie de rajouter quelque chose pour nos lectrices et lecteurs ?

Oui, peut-être une seule chose : que la vie est courte et qu'il faut croire en ses rêves !