Le tourisme équitable et solidaire et le climat

30/11/2015 -
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De plus en plus de voyageurs sont soucieux de l’impact de leurs vacances sur l’environnement. Le tourisme équitable et solidaire peut-il être une solution pour passer des vacances plus « responsables » ?

Qu’ont en commun le Machu Pichu, les temples d’Angkor et la Méditerranée ? Ces trois destinations de rêve font partie des 10 sites naturels les plus menacés par le tourisme de masse. Pourtant, de plus en plus de voyageurs sont soucieux de l’impact de leurs vacances sur l’environnement. Le tourisme équitable et solidaire peut-il être une solution pour passer des vacances plus « responsables » ?

 

Oui : On voyage en petits groupes

 

Pour faire voyager ensemble 50 personnes, logistique et infrastructures doivent s’adapter fortement : grands hôtels, gros restaurants, un ou deux cars et des grandes routes pour amener tout le monde à bon port. Or, la mise en place de ces infrastructures a un coût environnemental important. De la destruction de zones sauvage à la surconsommation d’eau, les dégâts causés par le tourisme de masse sont nombreux et touchent durement les populations locales. 

Avec le tourisme équitable et solidaire, on voyage en petit groupe, c’est plus convivial et aussi plus respectueux de l’environnement. Mais pourquoi ?

En voyageant à 6-8 personnes, on peut, par exemple, dormir chez l’habitant ou dans des éco-lodges. Ces hébergements locaux nécessitent peu d’investissements en infrastructure car ils sont parfaitement intégrés dans leur environnement naturel. Ces hébergements ont une empreinte carbone plus faible que les gros complexes hôteliers notamment parce qu’ils utilisent moins d’eau et favorisent les matériaux locaux !

En petit groupe on peut aussi utiliser des modes de déplacement doux : à pied, à cheval, en vélo et même en bateau ! On peut aussi utiliser les transports locaux. C’est donc l’occasion de vivre une aventure réellement dépaysante tout en limitant son impact écologique.

 

Oui : On favorise l’économie locale et les petits producteurs

 

Lors de leur séjour à Madagascar, les voyageurs passent quelques nuits dans le village d’Andasibe, dans l’est de l’île. Ils séjournent chez Monique, Josiane et les autres femmes de la coopérative Fekritama. Grâce à l’accueil des voyageurs, ces femmes agricultrices disposent d’un complément de revenus. Elles n’ont pas été contraintes de migrer vers Moyambaba, la grande ville voisine et mènent aujourd’hui des projets d’agro-écologie. Elles proposent aussi à leurs hôtes des repas cuisinés avec les produits de leurs champs : riz, fruits et bientôt du foie gras (plat hérité de la colonisation française) produits dans le respect de l’environnement. En plus, ces produits n’ont pas fait des milliers de kilomètres pour arriver dans les assiettes des voyageurs. Ceci n’est qu’un exemple, il n’en existent bien d’autres.

 

En favorisant l’économie locale, on agit aussi bien sur la valorisation des savoir-faire locaux que sur la protection de l’environnement. De l’artisanat à la restauration, le tourisme équitable et solidaire limite le recours aux produits « made in China » ou l’utilisation d’aliments exportés ou issus de l’agriculture intensive.

 

Oui : On finance des projets de développement

 

Grace à leur voyage équitable et solidaire, les voyageurs financent des projets de développement. En effet, le label Garantie tourisme équitable et solidaire énonce que 3 à 6% du prix des séjours solidaires sont systématiquement reversés à un fonds de développement. Ce fonds finance des projets de développement décidés et gérés par les communautés locales. Les projets environnementaux sont nombreux : sensibilisation à la protection environnementale dans les écoles, achats de panneaux solaires, projets d’agroforesterie et d’agro-écologie et bien d’autres enjeux environnementaux sont au cœur de ces projets.

Retrouvez les projets de développement financés par les séjours équitables et solidaires

 

Voyager a nécessairement un impact sur l’environnement. L’avion est par exemple l’une des source principale d’émission de Co2. En favorisant l’économie locale et en finançant des projets de développement, les acteurs du tourisme équitable et solidaire limitent l’empreinte carbone des séjours proposés et agissent en faveur d’un tourisme respectueux des hommes ET de leur environnement. 

 

Quelques conseils pour voyager plus vert 

• On voyage léger : plus notre valise est légère, moins l’avion utilise de Kérosène
• On utilise des produits d’hygiène écolos !
• On oublie les bouteilles en plastiques et les piles jetables
• On achète et on mange local
• On loge chez l’habitant ou dans des petits hébergements
• On utilise l’eau de manière responsable surtout dans les régions arides
• On favorise les modes de déplacements doux. On se déplace à pieds, en vélo, en train…
• On part moins souvent mais plus longtemps
• On compense son déplacement en faisant appel à un organisme de compensation carbone

 

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